The Black Pearl

The Black Pearl

 

Et non, je ne vais pas vous parler du bateau pirate du capitaine Sparow, mais des perles noires du Pacifique!

L’itinéraire que nous effectuons pendant nos semaines de charter inclut la visite d’une ferme perlière. Après 6 visites, je commence à en connaître un rayon sur les perles…je vous embarque!

L’huître perlière cultivée ici est la pinctada margaritifera. C’est une huître dont la nacre présente de multiples couleurs, qui donne aux perles polynésienne leur particularité : des perles foncées. Le fait de cultiver dans le lagon de Tahaa donne à ces perles une particularité supplémentaire : la diversité des couleurs. En effet, les montagnes environnantes affectent la composition de l’eau (ne me demandez pas les détails, je ne saurai vous répondre) de telle sorte que les huîtres peuvent prendre de magnifiques couleurs cuivrées ou encore aubergine.

Le processus pour obtenir une perle de culture est long et fastidieux. Tout d’abord, il faut récupérer les bébés huîtres grâce à des sortes de pompoms en plastique (photo ci-dessous), puis les laisser grandir jusqu’à leur trois ans.

Lorsqu’elles sont suffisamment grandes, les huîtres sont greffées d’un nucléus fait à partir d’un coquillage de la rivière Mississipi, et d’un petit morceau de lèvre d’une huître donneuse. Pour ce faire, cette dernière est sacrifiée, après avoir été choisie pour la beauté de sa couleur, qu’elle transmettra à la future perle.

Les huîtres greffées sont remises à l’eau dans des paniers où elle resteront pendant 18 mois. C’est le temps nécessaire pour qu’une couche de nacre assez importante se forme autour du nucléus, gage de qualité de la perle.

Ce n’est donc qu’au bout d’un an et demi qu’est obtenu le résultat de la greffe. Si l’huître n’a pas donné une jolie perle, elle devient du corori (ce qui veut dire qu’elle fini dans nos assiettes!), sinon elle est greffée de nouveau, jusqu’à 5 fois. Au-delà le greffon de lèvre initial se fatigue et les perles ne sont plus d’aussi bonne qualité. À chaque surgreffe, le nucléus greffé est de la taille de la perle extraite, permettant d’obtenir des perles de plus en plus grosses.

Il arrive qu’au bout de quelques semaines l’huître rejette le nucleus. Alors la lèvre continue à former de la nacre mais sans guide, ce qui donne des keshis.

Après la récolte les perles sont classifiées par forme (baroques et cerclées, semi-baroques et rondes) et qualité (A, B, C et D en fonction du nombre d’imperfections, du lustre et de la brillance). Une perle ronde et sans imperfection avec un beau lustre est une perle parfaite classifiée Top Gem. Enfin les perles sont mises en valeur en bracelets, colliers, bagues, boucle d’oreille, boutons de manchette, ou bien vendues à l’unité.

Avant de venir en Polynésie et de visiter une ferme perlière, je n’aurais jamais pensé être intéressée par les perles. Je ne porte pas beaucoup de bijoux, encore moins des bijoux de luxe. Et pourtant, me voilà envoûté par toutes ces couleurs, la brillance (le lustre dans le jargon du métier), les reflets! C’est beau, c’est fin, ça en devient obsessionnel. D’abord une perle rosée montée sur un bracelet, puis une verte sur une bague, j’en voudrais maintenant une bleue en collier, une cuivrée, une aubergine. Sérieusement, j’ai l’impression d’être Manolito dans la BD Mafalda! Si vous ne connaissez pas ce chef-d’oeuvre de Quino, en voici un extrait assez à propos dans ma situation…

Le pire, c’est que ce ne sont pas tellement les bijoux ni le fait de les porter qui me plaise, mais plus le fait de les regarder😂 sur ce je vous laisse, je vais commencer ma cure de désintoxication avant de finir comme ça…

 

2 thoughts on “The Black Pearl

  1. Alex,
    A belated response, as I only had opportunity to get to this blog entry as of today (Sep 7). That’s VERY cool that you’re getting to see/learn that whole pearl-forming-&-farming process. I’m not sure I fully understand the cartoon you included(!?), but the final pic, “Mon…Precieux”, evoking the character from the Lord of the Rings, confirms that your sense of humor is wonderfully “out there” (although, really, we already knew that!). Keep your wonderful blog reports coming!

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