Sous le charme des Marquises

Sous le charme des Marquises

Nous avons l’impression d’être arrivés aux Marquises depuis fort longtemps, mais finalement, qu’avons-nous fait pendant ces trois semaines? Pas grand chose. Essentiellement, nous nous sommes imprégnés de la tranquillité et de l’harmonie qui règnent en ces lieux, parfaits pour nous reconnecter en douceur à la terre et aux hommes après 42 jours en mer. D’ailleurs, le peuple Marquisien nommait ces îles Te Fenua Enata, la terre des Hommes. Notre oreille se familiarise avec les sonorités de la langue locale. De douces voyelles, nombreuses, des n, des m, qui contrastent avec les t et k. Les noms que nous avions d’abord du mal à retenir coulent sur nos langues. Puamau, où nous sommes allés voir un des plus grands Tiki de Polynésie et manger dans un restaurant local. Tahuata où nous venons de passer 4 jours dans une baie à l’eau claire, face à une plage de sable doré bordée de cocotiers. Hainapee où nous avons fait une superbe marche au milieu des bananiers, des manguiers et des cocotiers, avec des points de vue magnifiques sur la mer. Ua Huka, où nous nous apprêtons à aller dans les jours qui viennent, pour découvrir celle que l’on surnomme l’île aux chevaux. La beauté et le calme sont maîtres, si bien que parfois on a l’impression que le temps s’est arrêté et que nous contemplons un tableau. Les reliefs ne sont comparables à aucun autre que nous ayions déjà vu. Des pentes abruptes et arides, encerclant des vallées verdoyantes, schéma répété maintes fois et dans tous les sens. C’est comme si l’océan avait imprimé son mouvement à ces îles. Cela ressemble à la houle, avec ses crètes et ses creux, le clapot se rajoutant sur une oscillation de fond.

Dès notre arrivée, nous avons rencontré Ken, un irlandais magicien, navigant seul à bord de son voilier, Windsong. Nous avons bien sympathisé. Un jour, Johanna a fait son sac, nous avons loué une voiture et sommes partis tous les quatre pour explorer l’île, et au retour elle a déposé son sac sur Windsong. C’était déjà il y a 10 jours. Nous retrouvons notre rythme de vie à bord à deux. Entre deux réparations (le Patchwork accuse le coup des 4000 miles qu’il vient de nous faire parcourir, il nous donne un peu de travail), la vie est paisible. On se régale de poissons, d’avocats, de mangues, de pamplemousses. On se baigne, on se balade, Thomas pêche, j’écris. La tranquillité des Marquises est contagieuse.
Je vous laisse avec quelques photos rétrospectives de la traversée du Pacifique et de l’arrivée à Hiva Oa, à bientôt!

3 thoughts on “Sous le charme des Marquises

  1. vous me donnez le courage de surmonter mes peurs ! merci
    en pensées je suis avec vous
    Adrienne
    les récits d’Alexandrine et les photos sont un support extraordinaire de partage
    bon vent

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