10 jours hors du temps

10 jours hors du temps

Pas de réseau, encore moins de wifi. Pas de magasins, ni même un village. Une maison, habitée par trois cubains, qui entretiennent les sentiers de l’île. Nous sommes à Cayo Cantiles. Un gros caillou au sol escarpé, ébouriffé de magnifiques palmiers (je croyais qu’étaient des palmiers royals nains mais après verification sur internet ce n’est pas ça, on n’en avait jamais vu avant, et on en est dingue!), peuplé d’animaux timides. Nous marchons en silence, lentement, faisant attention à où on met les pieds tout en restant à l’affût d’un singe, d’un iguane, d’une couleuvre, d’un oiseau. On est chez eux, on essaye de se faire discret. Tout à coup, le sentier s’ouvre sur une lagune. Paysage presque lunaire. Un flamand rose prend son petit déjeuner. On scrute l’eau saumatre à la recherche d’un crocodile, pas pour cette fois. Nous nous immergeons dans cette nature, loin de toute civilisation.
Nous n’avons pas le droit d’inviter les cubains à bord du bateau, et ils n’ont pas le droit de sociabiliser avec nous. La pêche est aussi interdite dans ce parc naturel, seuls les pêcheurs mandatés par l’État ont le droit de relever les casiers remplis de langoustes. Officiellement, nous avons mangé les quelques conserves qui nous restaient de Jamaïque, et nous n’avons eu aucune interaction avec les locaux…


Après une journée de navigation des plus paisibles, par mer calme, avec 10-15 noeuds de vent dans le dos, nous voilà ancrés face à la mangrove de Cayo Campo. Malgré le soleil déclinant, nous ne résistons pas à l’envie et la curiosité d’aller faire un petit tour à terre, profitant de la beauté des paysages sous les couleurs du crépuscule.
Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins: ici, c’est le paradis sur terre! On pourrait rester des heures à paresser sous les cocotiers, les pieds dans le sable, le regard perdu dans le bleu turquoise de l’eau, écoutant la brise dans les feuilles des palmiers. Oui je sais, ça fait très cliché, et pourtant ce sentiment de paix, de repos, n’est pas simulé! Et la nature! Certains singes et iguanes sont tels des animaux domestiques pour Daniel et Juan-Miguel, les cubains chargés de la conservation de l’îlot. En s’enfonçant dans l’île, on tombe sur une longue plage, bordée par des lagunes.

Tôt un matin, nous partons dans l’espoir d’observer des crocodiles. Nous ne verrons que leurs traces, aller et retour sur le plage entre la mer et la lagune. Nous ne sommes même pas déçus de ne pas avoir vu de crocodiles, le seul fait d’avoir pu observer leurs traces, de savoir qu’ils étaient là la veille, peut-être même quelques minutes avant notre arrivée, c’est excitant, et c’est mystérieux. Le sable sur les sentiers et les plages impriment les traces des animaux, on peut voir leurs déplacements, sentir leur présence, mais ce n’est qu’avec leur consentement qu’on pourra avoir la chance de les observer.

Saurez-vous deviner à qui appartiennent ces empreintes?

Des paysages sauvages à la plage paradisiaque, des rochers saillants au sable fin, du mouillage battu par le vent à la langue d’eau calme entre deux mangroves. Deux îles où la nature impose sa beauté et sa force, chacune à sa façon.

Avant de partir chercher les parents de Thomas qui nous rejoignent pour 3 semaines, je vous laisse avec une petite photo bonus. Comme certains d’entre vous le savent j’ai une peur bleue et irrationnelle des lézards dans les maisons. Dehors ça va. Voyez ma tête quand ce n’est pas un lézard mais un iguane! C’est cadeau!

 

2 thoughts on “10 jours hors du temps

  1. waahou encore une super aventure, ça ma rappelle quelques animaux observés au Costa Rica, l’iguane au bord de la piscine, les alligators, les singes…. !!! génial , la nature offre tant. tu est en pleine désensibilisation aux lézards et autres espèces du genre, ça va aller !!! desserres tes jolies dents, Thomas est là
    Aura t on le temps de venir vous voir à Cuba ?on aimerait tant, vous y restez jusque quand tu crois ? gros bisous les amis, continuez à nous envoyez du rêve, on es pas mal en Corse, disons que ce n’est pas la même faune!!!

  2. encore plus avec vous puisque Martine et Jean Marc viennent partager votre bon heur ; la petite route de Gruissan me donne toujours la sérenité avec ses paysages lacustres , ses flamands roses et autres volatiles et ses vignes !tu es resplendissante ,Alexandrine : et l’iguane semble subjugué ! gros bisoux narbonnais

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