De Sal à Tarrafal

De Sal à Tarrafal

Nous sommes finalement restés à Sal jusqu’au samedi, en attendant la météo favorable. En effet l’ouragan Alex (mon passage en Atlantique ne sera pas passé inaperçu !) sans nous toucher directement, a perturbé les alizés et pendant plusieurs jours le vent a tourné dans tous les sens. Quel beau chaos dans le mouillage, où la vingtaine de bateau est d’habitude toujours alignée dans le même sens ! Et un qui sort les pares-battage parce qu’il se fait rentrer dedans, et l’autre qui sort une deuxième ancre pour mettre à l’arrière et s’éloigner des autres (ça c’était nous à 3h du matin), mais finalement il n’y a pas eu de casse.

A un moment le vent de nord-est s’est remis à souffler assez fort (30-35 nœuds), nous apportant un brouillard de sable du Sahara ! On n’y voyait pas à 20 mètres, ce qui n’a pas empêché Thomas de profiter du vent pour faire de la planche à voile dans la baie, rien n’arrête le capitaine !

Une fois les alizés bien rétablis, nous mettons le cap sur Tarrafal (île de Santiago), non sans un petit pincement au cœur en quittant Palmeira. Les 24h de navigation se sont déroulées sans soucis et nous sommes arrivés dans la baie de Tarrafal avec la magnifique lumière du soleil couchant le dimanche soir. Nous avons rejoint quelques bateaux au mouillage, non loin d’une magnifique plage de sable dorée bordée par des palmiers. Les paysages nous ont beaucoup plu, mais l’ambiance en ville n’avait pas le charme de Palmeira. Ici ce sont de grandes rues très larges, des maisons à étage, de gros 4×4 clinquants. Nous avons tout de même fait de belles rencontres avec les locaux, notamment au marché.

Au mouillage nous rencontrons trois bretons, Caro, Jean-Baptiste et Marco avec qui nous sympathisons. Sur un autre bateau nous rencontrons aussi Mathi et Jaïr. Pendant que Thomas part surfer avec Jaïr et JB, Marco me montre le spot de plongée et je m’émerveille devant les coraux jaunes et oranges, les petits poissons noirs, les poissons trompette, les bancs de jeunes orphies, les oursins aux piquants démesurés, et je me retrouve même nez à nez avec une petite murène en position d’attaque ! Le soir tout le monde se retrouve à bord du Patchwork autour d’un verre.

Nous comptions effectuer les formalités administratives de départ en allant en bus jusqu’à la capitale Praia (tout en laissant le bateau à Tarrafal), mais nos amis bretons, qui ont eu la même idée, se sont vu confisquer leurs passeports, accusés de vouloir partir en fraude, et ont été obligés d’aller à Praia avec le bateau. Ayant pris connaissance de la mauvaise réputation de la ville pour les vols et la piraterie, nous décidons donc d’aller plutôt faire nos papiers de sortie à Mindelo, une ville sur l’île de Sao Vicente au nord-ouest de Tarrafal. C’est donc parti pour 24h de navigation au pré bon plein, ce qui nous change du vent arrière auquel on s’était bien habitué !*

Demain matin nous irons faire tamponner nos passeports et acheter les dernières choses qu’il nous manque dans l’avitaillement, puis ce sera le grand départ pour la transatlantique !

 

 

 

*en vent arrière le bateau est poussé, il est quasiment à plat mais il y a du roulis (on tangue de gauche à droite) ; au pré nous allons contre le vent, le bateau est donc penché (il gîte) et il fend les vagues, un vrai brumisateur naturel !

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